Prisonniers

 

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Dernièrement, je suis allée en voyage au Mexique, plus précisément à Riviera Maya avec mon amoureux. Tout était là pour un voyage réussi ; le sable chaud, le soleil qui nous réchauffait le corps et quelques téquila pour nous donner encore plus envie de lâcher notre fou. Pourtant, sur le site où nous étions, nous avons croisé des animaux enfermés dans des enclos et je dois dire que ce spectacle m’a profondément bouleversée.

Deux ânes qui semblaient exténués, servant de bêtes de foire aux passants amusés se trouvaient devant nous. Leur seul passe-temps était de brouter quelques brins de gazon éparpillés ça et là dans leur enclos sablonneux. Les mouches les piquaient les unes après les autres sans qu’ils ne puissent les chasser. Nous avions sous les yeux une image profondément condamnable par quiconque aurait eu un peu de coeur. Pourtant, les parents curieux et leurs enfants au regard encore innocent, s’approchaient obstinément des pauvres animaux, réclamant un peu de leur attention. J’aurais aimé voir dans les yeux de ces gens la pitié que l’on pouvait retrouver dans les miens, j’aurais aimé sentir leur désolation mais je n’ai rien perçu d’autre que de l’amusement, de l’excitation et de la joie.
Le second jour, mon amoureux et moi avons fait une balade en amoureux dans les sentiers boisés du site, réputé pour être un site écologique et verdoyant. À travers les arbres infinis, les cénotes bleus azur et les animaux en liberté, nous avons aperçu l’inimaginable tableau de la tristesse : plusieurs jeunes cerfs emprisonnés dans une fosse rocheuse déserte, juste assez élevée pour les décourager d’en sortir. Ils étaient là, prisonniers du bon vouloir d’hommes égoïstes, pouvant apercevoir en haut de leur tête les arbres feuillus qu’ils ne pourraient jamais sentir. J’imaginais toute l’impuissance qui pouvait les habiter lorsqu’ils ont compris que leurs efforts pour s’enfuir seraient vain et que peu importe leurs cris, personne ne les libérerait de leur cauchemar.

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Ces scènes désolantes ont assombri quelque peu mon voyage. Je ne cessais de penser à ces malheureux que je ne pouvais libérer, tout ça car des humains qui ne devraient pas toujours s’appeler ainsi, désirent se divertir en exploitant plus faibles qu’eux.

Je ne peux dénoncer ces pratiques en omettant de parler des dauphins. Ces animaux d’une intelligence inestimable font la joie des touristes. La fameuse mode de la nage avec les dauphins fait fureur. Le rêve absolu, celui de nager avec un animal qui souhaiterait pourtant lui aussi rêver, être entouré de sa famille, être tout simplement libre. Il ne peut pas , tout simplement car il n’a pas de voix pour se faire entendre, par de statut assez élevé pour être respecté par l’homme. Il fait partie d’une espèce à part, non humaine, que l’on se donne le droit d’exploiter à outrance selon nos envies et nos modes.

Les cirques d’animaux font partie de cette catégorie également. Des éléphants qui deviennent fous à force de rester enchaînés des jours entiers, des animaux électrocutés, frappés, brisés, en vue de les soumettre totalement à leur tortionnaire. Ces industries n’ont plus de place dans une société dite évoluée.

Ces animaux prisonniers de ces cages, de ces aquariums minuscules ou de ces fosses sont avant tout des prisonniers de l’homme sans scrupule pour qui le divertissement prime sur le droit à la vie. Nous devons condamner une bonne fois pour toute l’utilisation des animaux pour le plaisir et le spectacle, car derrière le rideau se cache une souffrance infinie qui n’a pourtant rien d’amusante.

Comments
  1. 2 années ago
  2. 1 année ago

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