Les Poulets De chair

Environ 600 millions de poulets de chair sont élevés chaque année au Canada.  Ils sont engraissés durant en moyenne 42  jours avant d’être transportés vers leur dernier souffle.

Ces oiseaux subissent de graves blessures physiques et psychologiques avant de terminer leur misérable existence en club sandwich.

Dès leur naissance, les poussins mâles qui serviront à la production de chair, se font trancher le bec à l’aide d’une lame chauffée ce qui est fortement douloureux pour l’animal.

Il y a davantage de terminaisons nerveuses dans un bec de poulet que dans chacun des doigts d’une main! Amputer un bec revient à couper un doigt d’humain en terme de douleur!

On tranche également la crête des coqs en devenir et on coupe les bouts des doigts ou ampute totalement ceux-ci alors que le poulet a à peine deux jours. Notez que toutes ces amputations cruelles se font totalement à froid, sans anesthésie ni analgésiques!

Les poulets de chair sont enfermés dans des hangars par groupe de 5000 À 50 000 et auront chacun l’équivalent d’un tapis de souris d’ordinateur en terme d’espace pour se déplacer. Les poulets développent de nombreuses maladies respiratoires en raison de la forte quantité d’ammoniac et de poussière qu’ils doivent respirer.

On les engraisse à un rythme tellement grand que leurs pattes se brisent ou se blessent sous le poids de leur corps. Leur corps s’estropie, leurs articulations subissent un stress si grand que beaucoup d’oiseaux n’arrivent plus à se tenir debout le jour de leur abattage.

Les oiseaux deviennent fous à force d’être privés de conditions de vie normales. Ils deviennent agressifs entre eux et en viennent souvent même à s’auto-mutiler et s’arracher les plumes. C’est d’ailleurs pour cette raison que les becs sont coupés dès la naissance. Sinon, les animaux en viendraient à se dévorer entre eux.

Les hangars sont éclairés 23 heures par jour afin de stimuler davantage l’appétit des animaux. Cette trop grande période de lumière est pour les oiseaux, l’équivalent d’un grand décalage horaire pour l’humain, et ce, durant les 42 jours qu’ils y resteront.

EN ROUTE VERS LE COULOIR DE LA MORT..qqqq

Le jour où l’éleveur a décidé que le poulet est assez dodu pour partir vers l’abattoir, des attrapeurs de poulets se chargent de les empaqueter dans des cages de transport minuscules. Ces travailleurs, montre à la main, doivent rassembler le plus de poulets possibles en peu de temps. Je n’ai pas besoin de vous dire qu’ils ne font pas dans la dentelle… Ils empoignent les oiseaux par les pattes la tête en bas, ceux-ci ayant souvent des pattes déjà fracturées ou de multiples contusions souffriront un véritable martyr. Aucune précaution n’est prise si ce n’est que de respecter le chronomètre…

 

Les transporteurs mettent de 7 à 16 poulets par caisse de 0.5 mètres carrés et un camion peut contenir jusqu’à 11 000 poulets! Lorsqu’on sait que les poulets pèsent en moyenne 3.5 kg à leur dernier jour de vie, cette quantité est énorme et exagérée!

N’ayant aucun espace pour bouger, les blessures dans le transport sont monnaies courantes. Ils doivent subir non seulement l’entassement mais aussi la privation d’eau et de nourriture. La loi permet un transit de 36 heures de privation pour les poulets. Les conditions climatiques causent souvent des décès durant le transport. Il arrive que des poulets soient retrouvés complètement gelés ou à l’inverse morts par suffocation lors d’extrême chaleur. Une enquête canadienne effectuée sur une période aussi courte que 3 mois a dénombré pas moins de 634 634 poulets arrivés morts à l’abattoir!

Pour ceux qui arrivent  »enfin » à destination, l’enfer ne fait que se poursuivre pour ces pauvres oiseaux.

Un ouvrier s’occupe de suspendre les oiseaux la tête en bas par les pattes qui sont déjà trop souvent blessées. Lorsque qu’ils sont accrochés par les pattes, totalement affolés, on les fait défiler devant des bains d’eau électrifiés conçus pour étourdir avant l’égorgement. Les bêtes sont ensuite dirigées vers une machine qui leur tranchera la tête automatiquement. Puis, elles sont plongées dans un bassin d’eau bouillante afin de faciliter le déplumage. Ces pratiques sont inhumaines puisque beaucoup d’oiseaux ne perdent pas connaissance lors de la première étape. Lorsqu’ils arrivent devant le bain électrifié, certains oiseaux ont le réflexe de relever la tête, empêchant ainsi la perte de connaissance. Il n’est pas rare qu’un oiseau arrive à l’égorgement et même au déplumage encore conscient…

Les parties du poulets seront toutes utilisées. La tête, les entrailles, le sang, les plumes seront tous transformés. Quant aux pattes, elles seront séchées puis réduites en poudre afin de servir à la fabrication de produits alimentaires pour animaux de compagnies. Les oiseaux souffrant de cancer sont aussi recyclés pour la consommation humaine. On découpe les parties infectées de l’animal et on garde les parties  »saines » en vue de les transformer en  »morceaux de poulet » et en ailes de poulet. Gageons que ça n’est pas un oncologue qui fait la sélection! De quoi couper l’appétit non?!

Un vidéo à voir absolument, traitant de l’industrie du poulet au Québec

Image courtesy of Jo-Anne McArthur / WeAnimals

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

CommentLuv badge

Lire les articles précédents :
JMcArthur_DairyVealFarm_-9823
Kidnappeurs de Veaux

Le veau est un sous-produit de l'industrie laitière. Compte tenu que la vache doit porter un veau pour produire du...

Fermer