LE PROBLÈME DE FOND SUR LA QUESTION DU BIEN-ÊTRE ANIMAL

singes effrayés

En regardant des images dignes des pires films d’horreur de tous les temps « version animaux », on ressent un profond mépris pour le bourreau à l’écran.

Comment diable peut-il faire autant de mal à ce pauvre porc ?! On le maudit, on se dit qu’il mériterait d’être congédié, voir emprisonné pour son acte. On DÉNONCE la cruauté animale qui crève les yeux! La vraie question pourtant ne devrait-elle pourtant pas être :

 »Peut-on éviter que ces animaux souffrent autant » mais bien « Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? »

Certaines personnes dénoncent les mauvais traitements en suppliant les autorités d’offrir à ces pauvres martyrs un meilleur confort, un plus grand espace, des cages mieux aérées, plus confortables. Cela revient à demander simplement de réduire au minimum la souffrance de nos esclaves. Car ne nous en cachons pas, si on veut un burger, du bacon dans notre sandwich BLT, on commande de la souffrance 3 fois par jour et on voudrait s’en laver les mains en offrant aux bêtes un meilleur environnement de vie… comme si ça pouvait tout excuser! On veut offrir un meilleur confort… à ceux qu’on dévore!?

Le problème est toutefois beaucoup plus profond que cela et s’attarder à cette superficielle couche de conscience serait une grave erreur. Le réel problème est que nous avons CHOISI de prendre la vie de ces bêtes et de les traiter en esclaves. Nous dénonçons leurs conditions de vie, le moyen, mais nous approuvons la fin… Nous voulons les manger!

C’est un peu comme condamner un homme qui en a assassiné un autre en disant qu’il aurait au moins pu mieux aiguiser son couteau afin de ne pas occasionner une trop forte douleur à sa victime.

L’enjeu réel et le plus important, n’est pas celui du couteau mal affûté, mais bien celui lié au fait que l’homme a commis un grave préjudice à un autre être vivant, peu importe la condition de son arme ou que la victime ait agonisé pendant 5 minutes ou 5 jours…

Nous ne rendrions pas moins coupable un homme ayant violé une fillette en douceur plutôt qu’en employant la force. Nous condamnerions tout autant l’acte abjecte en lui-même. Le crime ici commis n’est donc pas la barbarie rattachée à l’exploitation animale mais bien l’exploitation elle-même d’êtres sans voix et sans droits. La barbarie ne rend l’acte abjecte que plus abjecte encore…

Pour cette raison logique, nous devons maintenant nous questionner sur le fond du problème, sur la racine même de notre faute. Nous devons nous demander « pourquoi ». Pourquoi est-ce que nous nous donnons un droit de vie ou de mort, de souffrance ou de joie, de bien-être ou de mal être sur des êtres indépendants de nous? Qui sommes-nous donc pour disposer d’un tel pouvoir sur autrui alors que nous sommes tous des terriens comme les autres avec des veines, un cœur, du sang, des yeux, des oreilles, une bouche…

Quelle est donc la différence entre les animaux et  nous? Comment justifier un tel traitement si ce n’est qu’en permettant d’écraser plus faible que soi pour se gaver d’un plaisir égoïste?

Sommes-nous donc capable de rendre à un mort la vie? Alors de quel droit sommes-nous donc si prompt à la retirer? (Gandalf, Le Seigneur des Anneaux)

Image courtesy of Jo-Anne McArthur /WeAnimals.org

Comments
  1. 2 années ago
  2. 2 années ago
  3. 1 année ago
  4. 1 année ago

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